Le calendrier naturel à 13 lunes : quand le temps suivait les cycles… et non l’horloge

Le calendrier naturel à 13 lunes : quand le temps suivait les cycles… et non l’horloge

Depuis toujours, l’être humain cherche à comprendre le temps. À le mesurer. À l’organiser. À lui donner un sens.

Mais ce que l’on oublie souvent, c’est que notre calendrier actuel — le calendrier grégorien — est loin d’être la seule façon de vivre une année.

Avant les mois irréguliers, les dates qui changent chaque année et le stress des échéances… Il existait une autre manière de compter le temps.

Une manière plus simple. Plus régulière. Et surtout, profondément reliée à la nature.

 

Le calendrier à 13 lunes : une année en harmonie avec la Terre

Son principe est étonnamment simple :

> 13 mois × 28 jours = 364 jours

À cela s’ajoutait un jour hors du temps, un jour spécial, célébré comme un passage sacré entre deux cycles.

Chaque mois comptait exactement 4 semaines parfaites de 7 jours.

Pas de mois plus courts. Pas de mois plus longs. Pas de calculs compliqués.

Le temps devenait régulier, fluide, prévisible… comme le rythme des saisons.

👉 on a suivi des calendriers lunaires pendant la majeure partie de l’histoire humaine, depuis la préhistoire jusqu’à l’Antiquité… et encore aujourd’hui dans certaines cultures.

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Une structure mathématique… et naturelle

Le chiffre 13 n’était pas vu comme étrange ou négatif. Au contraire.


Il correspond à :

- environ 13 cycles lunaires dans une année solaire

- 13 menstruations moyennes dans le corps féminin

- 13 pleines lunes

 

Le mois de 28 jours, lui, correspondait à :

- un cycle lunaire complet

- un cycle biologique humain

- 4 semaines parfaites

 

Ce calendrier plaçait le corps, la Terre et le ciel… sur la même horloge.

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Un temps vécu, pas seulement mesuré.

Dans ces cultures anciennes, le temps n’était pas une ressource à optimiser.

Il était un cycle à traverser.

L’humanité a appris à compter le temps en regardant la lune…

bien avant d’apprendre à le mesurer avec des chiffres.

On vivait selon :

- les saisons

- les périodes de repos

- les périodes de création

- les récoltes

- les phases lunaires

L’hiver était un temps de ralentissement. Le printemps, de renaissance. L’été, d’expansion. L’automne, de récolte et de préparation au retrait.

Le « nouvel an » n’arrivait pas au cœur du froid… mais après la mort symbolique de l’hiver.

Quand la vie recommence à bouger sous la terre.

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L’arrivée du calendrier grégorien : quand le temps devient un outil.

Le calendrier que nous utilisons aujourd’hui a été officialisé en 1582 par le pape Grégoire XIII.


Son objectif principal :

- corriger des erreurs astronomiques

- uniformiser les dates religieuses

- faciliter l’administration

 

Mais ce calendrier a aussi apporté :

- des mois inégaux (28 à 31 jours)

- une perte de lien avec les cycles lunaires

- une vision linéaire du temps


Le calendrier grégorien est né pour servir le ciel…

mais il a surtout fini par organiser les hommes.

Alors que les anciens calendriers servaient d’abord la Terre, la lune… et le vivant.

Peu à peu, le temps est devenu, quelque chose à gérer, à remplir, à rentabiliser ...

Et non plus quelque chose à ressentir.

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Le chiffre 13 : d’un symbole sacré à un chiffre maudit


Avec le temps et certaines influences religieuses, le 13 est devenu, un symbole d’instabilité, un chiffre malchanceux et associé au chaos. 😅

Alors qu’il représentait autrefois le féminin, la fertilité, la cyclicité et la sagesse naturelle

Le calendrier à 13 lunes a tranquillement disparu des usages officiels… mais pas de la mémoire collective.

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Pourquoi tant de gens se sentent « décalés » en janvier


Ce sentiment de fatigue. De lourdeur. De manque d’élan.


Il est normal.


Biologiquement et énergétiquement, janvier est un mois d’hiver profond.

Le corps veut dormir, ralentir, intégrer et se réparer.

Pas repartir à zéro. Pas performer. Pas se réinventer.

Dans une logique naturelle, le véritable renouveau se situe plutôt entre mars et avril.

Quand la lumière revient. Quand la sève remonte. Quand le vivant recommence à pousser.

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Revenir à une vision cyclique du temps

Il ne s’agit pas de rejeter le calendrier moderne.

Mais peut-être de se rappeler que :

> notre corps n’a jamais signé ce contrat.

 

Il suit encore la lumière, les saisons et les hormones... La fatigue réelle

Adopter une vision cyclique du temps, c’est se permettre de ralentir en hiver de créer au printemps de rayonner en été et de trier et récolter en automne.

 

Sans culpabilité. Sans pression artificielle.

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En conclusion

Le calendrier grégorien organise nos rendez-vous.

Mais le calendrier naturel… organise notre vivant.

Peut-être que tu n’es pas paresseux(se). Peut-être que tu n’es pas en retard.

Peut-être que tu es simplement encore en hiver.

Et que ton âme, elle, sait exactement quand commence une nouvelle année.



🌿 Annie

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